Nathalie m’a appelée en panique. Elle venait de perdre 4 mois et plusieurs centaines d’euros dans une formation 100 % en ligne. Résultat ? Toujours incapable de tenir une conversation en réunion. Son erreur : avoir choisi un format qui ne lui correspondait pas. Elle avait besoin de pratique orale encadrée. Pas de modules à cliquer seule devant son écran.
Cette histoire, je l’entends constamment. Des adultes motivés qui se lancent sans savoir quel format leur convient vraiment. Présentiel, distanciel, hybride, intensif : l’offre est pléthorique. Le problème, c’est que personne ne vous aide à faire le tri selon votre situation réelle.
L’essentiel pour choisir votre cours d’anglais
- Votre profil d’apprenant détermine le format adapté, pas l’inverse
- Quatre profils types existent : pressé, social, autonome, orienté certification
- L’erreur la plus fréquente reste la surestimation de son niveau initial
- Un test de positionnement avant inscription évite 80 % des abandons
Pourquoi votre profil change tout dans le choix d’un cours d’anglais
Franchement, je déconseille de choisir une formation sur la seule base du prix ou de la proximité géographique. Dans mon accompagnement d’apprenants adultes, j’observe que les abandons précoces viennent rarement d’un manque de motivation. Ils viennent d’une inadéquation entre le format choisi et le mode de vie réel de la personne.
78%
des apprenants considèrent le présentiel comme la modalité la plus efficace
Ce chiffre issu d’une étude du Groupe Kwark 2025 peut surprendre à l’ère du tout-digital. Pourtant, il masque une réalité plus nuancée : 91 % des apprenants apprécient le format hybride pour sa variété pédagogique. La question n’est donc pas « présentiel ou distanciel », mais « quel dosage pour vous ».

Ce qui me frappe souvent : les personnes qui « comprennent mais ne parlent pas » choisissent des formats où la pratique orale est minimale. Elles reproduisent sans le vouloir leur expérience scolaire passive. L’analyse comparative du CNFCE le confirme : l’avantage majeur du présentiel reste la possibilité d’interagir directement avec le formateur.
À retenir avant de vous inscrire : Votre disponibilité hebdomadaire réelle, votre besoin d’encadrement et votre objectif final (professionnel, voyage, certification) sont les trois critères qui comptent vraiment.
4 profils d’apprenants, 4 approches différentes
Je pense à Marc, un commercial de la région lyonnaise que j’ai conseillé l’an dernier. Il avait opté pour un cours intensif de 20 heures par semaine. Sur le papier, parfait pour progresser vite. Sauf que ses déplacements professionnels l’empêchaient d’assurer le rythme. Il a raté 40 % des sessions le premier mois. La culpabilité s’est installée, puis l’envie d’abandonner.
Nous avons finalement basculé vers un format flexible avec sessions à la carte. Progression plus lente, certes. Mais régulière. Si vous envisagez de suivre des cours d’anglais, cette question du rythme tenable mérite d’être posée en priorité.
Quel format de cours selon votre profil ?
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Si vous avez un emploi du temps imprévisible :
Privilégiez le format flexible ou l’intensif ponctuel (une semaine bloquée). Les cours à heures fixes risquent de générer des absences répétées.
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Si vous bloquez à l’oral malgré des bases écrites :
Orientez-vous vers des cours en petit groupe présentiel ou mixte. L’interaction directe débloque souvent ce qui reste figé en solo.
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Si vous êtes autonome et méthodique :
Le distanciel structuré avec accompagnement peut fonctionner. Condition : un suivi individualisé régulier pour maintenir le cap.
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Si vous visez une certification précise (TOEIC, etc.) :
Un programme dédié avec objectif chiffré s’impose. Le TOEIC évalue les niveaux A1 à C1 du CECRL, selon France Compétences.
Le professionnel pressé : format flexible ou intensif ponctuel
C’est le profil le plus fréquent dans les dossiers que je traite. Peu de créneaux disponibles, urgence de progresser pour une échéance professionnelle. Mon avis (qui n’engage que moi) : mieux vaut trois sessions de 30 minutes par semaine tenues pendant six mois qu’un stage intensif abandonné au bout de deux semaines.
La flexibilité horaire du distanciel devient alors un atout. À condition d’avoir un minimum de discipline personnelle. Les formations sans accompagnement présentent souvent des taux de complétion plus faibles, c’est un fait que j’observe régulièrement.
L’apprenant social : privilégier les cours en groupe et l’immersion
Certaines personnes ont besoin de l’énergie du groupe pour progresser. Si vous faites partie de ceux qui apprennent mieux en échangeant avec d’autres, le présentiel en petit effectif reste la meilleure option. Les formats en effectif réduit permettent généralement plus de temps de parole par apprenant.

L’erreur classique ici : choisir un grand groupe (plus de 8 personnes) pour réduire les coûts. Vous passerez votre temps à écouter au lieu de pratiquer. Visez des groupes de 4 à 6 maximum.
L’autonome méthodique : le distanciel structuré comme allié
Si vous êtes capable de bloquer des créneaux réguliers et de vous y tenir sans supervision, le distanciel peut vous convenir. Attention toutefois : « autonome » ne signifie pas « isolé ». Un point régulier avec un formateur reste indispensable pour corriger les mauvaises habitudes qui s’installent.
| Format | Avantage principal | Point de vigilance | Profil adapté |
|---|---|---|---|
| Présentiel | Interaction directe, pratique orale intensive | Contrainte horaire et géographique | Apprenant social, besoin d’encadrement |
| Distanciel | Flexibilité horaire, pas de transport | Risque d’isolement, discipline requise | Autonome méthodique, emploi du temps chargé |
| Hybride | Variété pédagogique, adaptabilité | Organisation plus complexe | La majorité des profils |
Les 3 erreurs qui font échouer votre formation avant même de commencer

Je me souviens d’un dossier traité début 2023. Un cadre parisien convaincu d’avoir un niveau B1. Il s’est inscrit dans un groupe correspondant. Après trois semaines, il ne suivait plus rien. Son niveau réel ? A2 tout au plus. Il avait surestimé ses compétences sur la base de souvenirs scolaires vieux de 15 ans.
L’erreur qui coûte cher : surestimer son niveau
Dans mon accompagnement d’apprenants adultes, je constate régulièrement que la surestimation du niveau initial mène à des abandons précoces, souvent après 2 à 3 mois. Ce constat est limité à mon expérience en France métropolitaine et peut varier selon la motivation et la régularité de pratique.
La deuxième erreur classique : choisir un format qui ne correspond pas à son objectif réel. Vous voulez tenir des réunions en anglais ? Les modules de grammaire en ligne ne vous y prépareront pas. Vous avez besoin de mises en situation professionnelles avec feedback immédiat.
Troisième piège : négliger la régularité au profit de l’intensité. La constance dans l’apprentissage est généralement plus efficace que les sessions intensives espacées. Trois fois 20 minutes par semaine battent largement une séance de 3 heures tous les 15 jours.
Cas concret : réorientation après blocage
J’ai accompagné Nathalie, 42 ans, responsable administrative. Elle avait besoin d’anglais professionnel pour une évolution de poste. Son choix initial : une formation 100 % en ligne pour « gagner du temps ». Après 4 mois, aucune progression conversationnelle. Elle comprenait les exercices écrits mais restait muette dès qu’il fallait parler.
Nous avons basculé vers un format mixte avec sessions orales en petit groupe. Coût supplémentaire, certes. Mais progression réelle en 8 semaines.
Si vous travaillez sur une formation en langue pour vos objectifs professionnels, cette question du format adapté à votre objectif spécifique mérite d’être creusée avant toute inscription.
Vos questions sur le choix d’un cours d’anglais
Comment savoir si je suis plutôt fait pour le présentiel ou le distanciel ?
Posez-vous cette question : avez-vous besoin d’une pression externe pour maintenir un engagement ? Si oui, le présentiel ou l’hybride avec rendez-vous fixes vous conviendra mieux. Si vous tenez naturellement vos engagements seul, le distanciel peut fonctionner.
Combien de temps faut-il pour passer d’un niveau à l’autre ?
Le temps nécessaire varie selon le profil et la méthode. D’après les niveaux officiels du Conseil de l’Europe, le CECRL définit six niveaux (A1 à C2). Comptez généralement entre 100 et 200 heures de formation pour progresser d’un niveau, selon l’intensité et la régularité.
Est-ce que les cours en ligne sont vraiment efficaces ?
Oui, à condition qu’ils incluent un accompagnement humain régulier. Les formations 100 % autonomes sans feedback présentent des taux d’abandon élevés. Le distanciel fonctionne quand il combine modules à votre rythme et sessions live avec un formateur.
Comment utiliser mon CPF pour financer ma formation ?
Le Compte Personnel de Formation peut être mobilisé pour les formations linguistiques certifiantes. Selon Service-Public.fr, une participation forfaitaire de 103,20 € est désormais obligatoire depuis janvier 2025. Vérifiez l’éligibilité de la formation sur moncompteformation.gouv.fr.
Faut-il obligatoirement passer une certification ?
Non, sauf si votre objectif professionnel l’exige (recrutement, promotion, mobilité internationale). La certification valorise votre niveau auprès d’un employeur. Si votre but est personnel (voyager, regarder des séries en VO), elle n’est pas indispensable.
Soyons clairs : le « meilleur » cours d’anglais n’existe pas. Il existe celui qui correspond à votre profil, vos contraintes et votre objectif. Prenez le temps de faire un vrai test de niveau avant de vous engager. Et si vous hésitez encore sur le format, l’amélioration de vos compétences en langues passe d’abord par cette clarification.
Avant de vous inscrire : les 4 questions à vous poser
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Ai-je fait un test de niveau récent (moins de 6 mois) ?
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Mon objectif est-il clair : professionnel, certification, ou usage personnel ?
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Combien d’heures par semaine puis-je réellement consacrer à l’apprentissage ?
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Ai-je besoin d’un cadre externe pour maintenir ma régularité ?
La prochaine étape logique : contacter un organisme pour un test de positionnement gratuit. Pas pour vous engager immédiatement, mais pour avoir une base objective sur laquelle construire votre choix.
